
Des preuves de la présence d'une exoplanète dans la galaxie M51 auraient été détectées (illustration artistique).
Photo : NASA/CXC/M. Weiss
Une toute première exoplanète aurait été détectée dans la galaxie spirale Messier 51 (M51) grâce à l'observatoire de rayons X Chandra de la NASA.
Jusqu'à présent, l’entièreté des planètes découvertes hors de notre système solaire se trouvait dans notre galaxie, à moins de 3000 années-lumière de la Terre.
La nouvelle exoplanète extragalactique se trouverait à environ 28 millions d'années-lumière, ce qui signifie qu'elle serait des millions de fois plus éloignée que celles trouvées dans la Voie lactée.
Ce résultat intrigant […] pourrait ouvrir une nouvelle ère dans la recherche d’exoplanètes à des distances plus grandes que jamais
, peut-on lire dans un communiqué publié par le Center for Astrophysics | Harvard & Smithsonian.
Grâce à la technique du transit
Cette exoplanète candidate a été trouvée grâce à la technique du transit, qui consiste à détecter une baisse de la luminosité d’une étoile lorsqu’un objet passe devant elle.
Cette méthode a permis de confirmer la présence d’une majorité d’exoplanètes (77,4 %) à ce jour.
L’astrophysicienne Rosanne Di Stefano et ses collègues ont utilisé cette méthode pour détecter l'exoplanète dans le système binaire M51-ULS-1. Ce système contient un trou noir (ou une étoile à neutrons) en orbite autour d'une étoile dont la masse est d'environ 20 fois celle du Soleil.
Le transit de rayons X qu'ils ont découvert à l'aide des données Chandra a duré environ trois heures, au cours desquelles l'émission de rayons est tombée à zéro
, note le communiqué.
Les chercheurs estiment que l'exoplanète aurait à peu près la taille de Saturne et orbiterait autour du trou noir (ou de l'étoile à neutrons), à environ deux fois la distance entre Saturne et le Soleil.
Confirmation difficile
D’autres données seraient nécessaires pour vérifier et confirmer la présence de l’exoplanète. Mais la grande orbite de la candidate signifie qu'elle ne croisera pas à nouveau son partenaire binaire avant 70 ans, ce qui ne permettra pas de confirmer son observation avant des décennies.
Nous savons que nous faisons une affirmation passionnante et audacieuse, donc nous nous attendons à ce que d'autres astronomes l'analysent très attentivement
, explique l’astrophysicienne Julia Berndtsson de l'Université de Princeton. Nous pensons que nous avons un argument solide, et ce processus est la façon dont la science fonctionne.
Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Astronomy (Nouvelle fenêtre) (en anglais).
En juillet dernier, des astronomes européens ont annoncé pour la première fois la détection d'un disque de poussière permettant la formation de lunes autour d'une planète en dehors de notre système solaire.
Une première exoplanète aurait été découverte dans une autre galaxie - ICI.Radio-Canada.ca
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